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Le Spiritisme, la réincarnation et Allan Kardec
Le Spiritisme

Le Spiritisme comprend les enseignements des esprits codifiés par Allan Kardec et se présente sur trois aspects: scientifique, philosophique et religieux. Comme science et avec des méthodes spécifiques, il consiste dans les relations que l'on peut établir avec les Esprits. Comme philosophie, il comprend toutes les conséquences morales qui décollent de ces relations. Au point de vue religieux, le Spiritisme a pour base les vérités fondamentales de toutes les religions : Dieu, âme, l'immortalité, les peines et les récompenses futures; mais il est indépendant de tout culte particulier et rituels.

Le Spiritisme n'est pas une secte, il n'a pas de culte, ni dogme, ni rituels, ni hiérarchie; il ne fait pas de prosélytisme, il ne cherche ni à convaincre, ni à imposer ces idées. Il respecte chez tous la liberté de conscience car toute croyance est respectable à partir du moment où elle conduit au bien et qu'elle rend l'homme meilleur.

La réincarnation

La réincarnation est le retour de l'âme ou Esprit à la vie corporelle, mais dans un autre corps nouvellement formé pour lui, et qui n'a rien de commun avec l'ancien.

Dieu, dont toutes les lois sont souverainement sages, ne fait rien d'inutile. Par la réincarnation sur le même globe, il a voulu que les mêmes Esprits se trouvant de nouveau en contact, eussent occasion de réparer leurs torts réciproques; par le fait de leurs relations antérieures, il a voulu, en outre, fonder les liens de famille sur une base spirituelle, et appuyer sur une loi de nature les principes de solidarité, de fraternité et d'égalité.

Avec la réincarnation tombent les préjugés de races et de castes, puisque le même Esprit peut renaître riche ou pauvre, grand seigneur ou prolétaire, maître ou subordonné, libre ou esclave, homme ou femme. De tous les arguments invoqués contre l'injustice de la servitude et de l'esclavage, contre la sujétion de la femme à la loi du plus fort, il n'en est aucun qui prime en logique le fait matériel de la réincarnation. Si donc la réincarnation fonde sur une loi de la nature le principe de la fraternité universelle, elle fonde sur la même loi celui de l'Egalité des droits sociaux, et par suite celui de la liberté.

Texte retiré des livres L'évangile selon le spiritisme et La Genèse

Allan Kardec

Né à Lyon, le 3 octobre 1804, d'une ancienne famille qui s'est distinguée dans la magistrature et le barreau, M. Allan Kardec ( Léon-Hippolyte-Denizart Rivail ) n'a point suivi cette carrière. Dès sa première jeunesse, il se sentait attiré vers l'étude des sciences et de la philosophie.

Elevé à l'École de Pestalozzi, à Yverdun (Suisse),il devint un des disciples les plus éminents de ce célèbre professeur, et l'un des propagateurs zélés de son système d'éducation, qui a exercé une grande influence sur la réforme des études en Allemagne et en France.

Doué d'une intelligence remarquable et attiré vers l'enseignement par son caractère et ses aptitudes spéciales, dès l'âge de 14 ans, il apprenait ce qu'il savait à ceux de ses condisciples qui avaient moins acquis que lui. C'est à cette école que se sont développées les idées qui devaient, plus tard, le placer dans la classe des hommes de progrès et des libres penseurs.

Né dans la religion catholique, mais élevé dans un pays protestant, les actes d'intolérance qu'il eut à subir à ce sujet lui firent, de bonne heure, concevoir l'idée d'une réforme religieuse, à laquelle il travailla dans le silence pendant de longues années avec la pensée d'arriver à l'unification des croyances ; mais il lui manquait l'élément indispensable à la solution de ce grand problème.

Le Spiritisme vint plus tard le lui fournir et imprimer une direction spéciale à ses travaux.

Ses études terminées, il vint en France. Possédant à fond la langue allemande, il traduisit pour l'Allemagne différents ouvrages d'éducation et de morale, et, ce qui est caractéristique, les oeuvres de Fénélon, qui l'avaient particulièrement séduit.

Il était membre de plusieurs sociétés savantes, entre autres de l'Académie royale d'Arras, qui, dans son concours de 1831, le couronna pour un mémoire remarquable sur cette question : « Quel est le système d'études le plus en harmonie avec les besoins de l'époque ? Vers 1855, dès qu'il fut question des manifestations des Esprits, M. Allan Kardec se livra à des observations persévérantes sur ce phénomène et s'attacha principalement à en déduire les conséquences philosophiques. Il y entrevit tout d'abord le principe de nouvelles lois naturelles : celles qui régissent les rapports du monde visible et du monde invisible ; il reconnut dans l'action de ce dernier une des forces de la nature dont la connaissance devait jeter la lumière sur une foule de problèmes réputés insolubles, et il en comprit la portée au point de vue religieux.

Ses principaux ouvrages sur cette matière sont :

1.   Le Livre des Esprits, pour la partie philosophique, et dont la première édition a paru le 18 avril 1857
2.   Le Livre des Médiums, pour la partie expérimentale et scientifique (janvier 1861)
3.   L'Evangile selon le Spiritisme, pour la partie morale (avril 1864)
4.   Le Ciel et l'Enfer, ou la justice de Dieu selon le Spiritisme (août 1865)
5.   La Genèse, les miracles et les prédictions (janvier 1868)
6.   La Revue spirite, journal d'études psychologiques, recueil mensuel commencé le 1° janvier 1858.

Il a fondé à Paris, le 1° avril 1858, la première Société spirite régulièrement constituée, sous le nom de Société parisienne des études spirites, dont le but exclusif est l'étude de tout ce qui peut contribuer au progrès de cette nouvelle science. M. Allan Kardec se défend à juste titre d'avoir rien écrit sous l'influence d'idées préconçues ou systématiques ; homme d'un caractère froid et calme, il a observé les faits, et de ses observations il a déduit les lois qui les régissent ; le premier il en a donné la théorie et en a formé un corps méthodique et régulier.

Travailleur infatigable, toujours le premier et le dernier à l'oeuvre, Allan Kardec a succombé, le 31 mars 1869, au milieu des préparatifs d'un changement de local, nécessité par l'extension considérable de ses multiples occupations. De nombreux ouvrages qu'il était sur le point de terminer, ou qui attendaient le temps opportun pour paraître, viendront un jour prouver davantage encore l'étendue et la puissance de ses conceptions.

Il est mort comme il a vécu, en travaillant. Depuis de longues années, il souffrait d'une maladie de coeur qui ne pouvait être combattue que par le repos intellectuel et une certaine activité matérielle ; mais tout entier à son oeuvre, il se refusait à tout ce qui pouvait absorber un de ses instants aux dépens de ses préoccupations de prédilection. Chez lui, comme chez toutes les âmes fortement trempées, la lame a usé le fourreau.

Texte retiré du livre Oeuvres Posthumes - Biographie Allan Kardec

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